Dimanche 3 février 2008
Au pays du vent, quand le Mistral (mot qui vient de l'occitan "maître) se met en colère, il vient parfois à bout, des branches les plus grosses, des arbres les plus imposants... 
Les élagueurs voltigeurs veillent au grain : un bon sens de l'équilibre, un goût certain pour l'escalade, de solides connaissances en matière d'arbres, mais surtout, de l'amour pour ces géants que l'on est parfois obligé "d'opérer à vif" dans des circonstances pas toujours harmonieuses...

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par Christian JULIA publié dans : Nature
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Jeudi 31 janvier 2008

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  Vissé dans les sols calcaires de Provence depuis la nuit des temps, le tronc noueux des amandiers semble vouloir projeter ses racines jusqu'au coeur de Gaïa... A la recherche d'une eau rare, ses branches porteront très tôt dans la saison de délicieux amandons frais qu'on ira chercher fébrilement au coeur de leur coque encore verte. L'amandier, symbole du printemps au milieu d'un hiver clément ici en Provence, l'amandier, symbole de la virginité avec sa belle parure de fleurs blanches... Lorsque nous étions enfants, nous nous installions volontiers à l'ombre d'un amandier, dès le printemps venu, pour croquer les délicieux amandons immatures ... Et lorsqu'une coque contenait deux amandes, nous faisions vite un voeux, sans oublier de crier... "phillipine"... 
Un amandon qui nous conduisait tout droit au pays des rêves... là où tous les voeux se réalisent, là où l'homme est ami avec les hommes, là où l'homme ne connaît pas la guerre, là où l'harmonie règne dans la nature, où l'amour fleurit au bord des chemins

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par Christian JULIA publié dans : Nature
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Mercredi 30 janvier 2008
Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut 

un billet de 20.00 $. Il demande aux gens : - Qui aimerait avoir ce 

billet ? Les mains commencent à se lever.
 
Alors il dit : - Je vais donner ce billet de 20.00 $ àquelqu'un de vous, 

mais avant laissez-moi d'abord faire quelque chose avec

Il chiffonne alors le billet avec force et il demande : - Est-ce que vous
 
voulez toujours ce billet ? Les mains continuent à se lever.
 
Bon, d'accord, mais que se passera-t-il si je fais cela ? Il jette le billet 

froissé par terre et saute à pieds joints dessus, l'écrasant autant 

quepossible et le recouvrant des poussières du plancher. Ensuite il
 
demande : - Qui veut encore avoir ce billet ?
 
Evidemment, les mains continuent à se lever !
Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon... Peu importe ce que je fais 

avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n’a pas changé.
 
Il vaut toujours 20.00 $. 
Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissés, rejetés, souillés par
 
les gens ou par les évènements. Vous aurez l’impression que vous ne 

valez plus rien, mais en réalité votre valeur n’aura pas changé aux yeux
 
des gens qui vous aiment !
La valeur d’une personne ne tient pas à ce qu’elle a fait ou n’a pas fait.
 
Vous pouvez recommencer et atteindre un jour vos objectifs car votre
 
valeur intrinsèque demeure toujours intacte.
par Christian JULIA publié dans : Pensées
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Lundi 28 janvier 2008

Aux confins de la Provence, là où la terre étire ses dernières côtes et borde la Méditerranée, aux confins du pays, une contrée bénie des Dieux depuis la nuit des temps... 
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Sous l'oeil bienveillant du Mont Ventoux, entre les Alpilles, le Lubéron et la Sainte Victoire, un terroir arrosé par l'Arc, la Touloubre et la Cadière, trois anciens fleuves devenus aujourd'hui des ruisseaux... Durant des millénaires, ils n'eurent de cesse de grignoter la terre pour rejoindre la mer. 
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Une immense cuvette voyait le jour, sculptée par les remous, façonnée par le vent. Il y a 10 000 ans, le réchauffement climatique sonnait le glas de l'ère glaciaire... La mer montant de plusieurs mètres, envahissait cette cuvette naturelle... La mer de Berre venait de voir le jour. 

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Plus grand plan d'eau européen avec ses 15500 hectares, il a traversé les siècles, concentrant sur ses rives une population de pêcheurs qui la considérait comme un véritable paradis halieutique.

Une salinité très particulière faisait que bon an mal an, dauphins et thons n'hésitaient pas à venir chasser, le temps d'une incursion, dans ce véritable garde-manger naturel. 
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L'industrialisation outrancière de ses rives, suivie de l'installation en 1966 de la centrale EDF de Saint Chamas rejetant une profusion d'eau douce de la Durance portera un coup de grâce à sa renommée.

Depuis, l'étang moribond se débat dans une longue agonie. Les sécheresses estivales sont autant de moments de répit... Avec la salinité retrouvée, le temps d'un été, poissons et coquillages marins repartent à la conquête du paradis perdu. La nature a horreur du vide...

Des hommes détruisent, d'autres hommes se battent pour réhabiliter la Mer de Berre. Gageons que la Sagesse l'emportera, afin que nos petits enfants puissent être fiers de l'héritage que nous leur laisserons.

 

 

 

 

par Christian JULIA publié dans : RACINES
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Samedi 26 janvier 2008

vue-de-loin.jpg Retour aux sources vers le village de mon enfance… Saint Mitre les Remparts (Sant Mitre lei Barris en provençal)… Une enfance des collines où l’on ramenait couleuvres, pies et écureuils à la maison, une enfance au grand air, à l’école de la nature, dans un village à vocation agricole chargé d’histoire.
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L’histoire de Saint Mitre sort du temps comme une vis sans fin qui s’enfonce dans le futur résolument, sans jamais avoir renié son passé. Un passé riche qui débute dès la préhistoire sur la colline de Castillon, Au pays des étangs, à quelques encablures de la Grande Bleue, les pages de notre livre d’histoire tournent à une vitesse vertigineuse : 
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les hommes du Néolithique, puis la transformation du site en comptoir grec, l’antique Mastrabala au VIème avant JC, les populations celto-ligures et salyennes, puis la romanisation qui voit notre cité rasée… les noms se succèdent… Ugium, puis Castelveyre… puis c’est l’exode sur le colline voisine… Saint Mitre s’érige au XIVème siècle.
Le village semble avoir résisté aux coups de boutoir de l’industrialisation outrancière du voisin de Fos… Planté sur ses hauteurs, le village a su préserver son cachet. 
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L'ombre de Mythra la noire, Mythra la belle, affronte ici dans un duel sans fin les forces de la Lumière, mais il n'y a pas de mise à mort, le combat est éternel... Les murs parlent du passé, leur voix est si douce qu’elle en conquis plus d’un… A l’ombre des remparts séculaires, les populations nouvellement implantés ont été absorbées, comme par magie. 
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Au pied des collines, la mer de Berre, qui au fil des jours, reconquiert ses lettres de noblesse. Ici, la mer et bleue… le soleil brille, le temps s’étire plus lentement qu’ailleurs… et c’est tant mieux…
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par Christian JULIA publié dans : RACINES
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Mercredi 16 janvier 2008
ce blog est en création, le temps de récupérer quelques photos, d'effectuer la transition entre mes deux blogs... Merci de bien vouloir patienter
par Christian JULIA
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