Christian JULIA Saint Mitre

cr--neaux-copie-1.jpgChangement de ville, changement de vie, retour aux sources pour moi, dans mon village de Saint Mitre les Remparts, nouveau départ pour ma compagne Caroline. Les pieds dans l'eau, au bord de la Mer de Berre, à Massane... Exit donc mon ancien blog http://istres.over-blog.com... 
Place à une nouvelle énergie
Mardi 13 mai 2008

En cette période où l'on voit des fraises partout sur les étals, le
rappel utile de cet article de Claude Marie Vadrot paru il y a un an
dans Politis. Quatre minutes pour le lire et l'assimiler plus une
minute pour le diffuser. Et il reste tout le week end pour aller au
marché acheter des…pommes.
Merci à Henri M. pour cet envoi plus qu'intéressant !

 

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000
tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros
trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant
d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu
près le goût des tomates... Si le seul problème posé par ces fruits
était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés
pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade
actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et
dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion.
À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire
un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz
d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le
sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana,
près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves
d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Il aura fallu qu'une
équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de
cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration
écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont
une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions
écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et
que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation
bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares,
dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée)
sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement
sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur
lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des
protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette
production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive
plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des
fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en
plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur
production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et
stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et
de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par
le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone,
signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore
et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une
main-d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers
sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se
réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique
recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.
Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies
pulmonaires et d'affections de la peau. Les plants poussent sur un
plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des
engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont
alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés
de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de
cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs
et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont
il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule
nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la
forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.
La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille
tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies
n'importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont
priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne.
Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas
ou les produits nocifs qu'ils ont respiré.
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel
étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril,
représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et
bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de
saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse,
elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la
fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont
déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes
françaises...

PAR Claude-Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007

par Christian JULIA
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Commentaires

Merci pour ta réponse pour ton village, pour ces fraises, beau reportage, tu as raison, moi je ne mange que des fraises françaises,et souvent de mon jardin, mais cette année je n'en profiterais pas, elles sont toutes seulement en fleurs, car j'avais vu un reportage les fraises espagnols pas très sain tout ça....

Bisous
françoise
commentaire n° : 1 posté par : francoise oleron (site web) le: 13/05/2008 06:49:23
Merci pour tes infos! bonne journée dans les cartons!
mes fraises commencent à mûrir...
j'ai dû me tromper de smyle hier :-(((
commentaire n° : 2 posté par : Fancri (site web) le: 13/05/2008 07:18:25
Désolant effectivement ! J'avais vu le reportage à la télé. Je suis attentive à ne pas consommer de produits hors saison, même en ce qui concerne les produits bio, sinon cette démarche perdrait son sens premier. Malheureusement, une partie des êtres humains croient être maître de la nature, pouvoir en disposer uniquement à leurs avantages, tout ça sans voir plus loin que le bout de leur porte-monnaie... Mais la nature nous répond déjà...
commentaire n° : 3 posté par : Nat le: 13/05/2008 09:45:09
Nous n'en mangeons pas. elles n'ont pas de goût et le tomates, nous les achetons au marché à un agriculteur qui vient de la Drôme les mercredis et les samedis.

Bonne journée à toi, et soignes ta "patte" folle !!
commentaire n° : 4 posté par : patriarch (site web) le: 13/05/2008 10:09:00
ho mon dieu j' achète plus de fraise espagnole , je vais le dire à cricri , moi qui voulait en manger des tonnes tellement j' adore ça , pas vraiment les espagnoles , mais c' est vraiment la moins chère , et bien je préfére n' en manger qu' une fois par semaine mais des bonnes maintenant , mais à 6,5O euros le kg ça fait quand même réfléchir non ?

Bonne journée et gros bisous des voisins marseillais mamiekéké et cricri d' amour .
commentaire n° : 5 posté par : christian et renee (site web) le: 13/05/2008 10:59:06
ça fait un bail que j"ai signé la pétition é ras la fraise" à moins d'habiter sur mars , impossible de ne pas être au courant!
vive les gariguettes et les mara de France !
commentaire n° : 6 posté par : mamapasta (site web) le: 13/05/2008 11:30:10
Je me suis toujours refusé d'acheter ces horribles fraises espagnoles (ainsi que les tomates, melons, etc ... venus dont ne sais où). Nous achetons nos légumes chez un petit producteur du village (j'ai d'ailleurs aujourd'hui les ongles verts, car je viens d'écosser 5 kgs de petits pois !).
Au fait, dimanche nous avons fait une cargolade ! La première de l'année, un vrai délice, et j'ai pensé à toi. Bises
commentaire n° : 7 posté par : CATALANE (site web) le: 13/05/2008 11:34:21
Moi qui n'aime la fraise que sous forme de fruit et non pas tous les dérivés (yaourts, jus, glace...)je déplore de ne trouver souvent à des tarifs raisonnables que des fraises sans goût. Cet article me convainc de ne plus manger que celles que j'irais chercher à la cueillette derrière chez moi. Tendresses
commentaire n° : 8 posté par : BBK.mel (site web) le: 13/05/2008 13:02:10
C'est dégueulasse, ya pas d'autres mots.
Y'a des gens qui sont fous!
Je regardais "Complément d'enquêtes" hier soir à la TV sur la mal bouff et je faisais la réléxion à mon ami sur cette engouement de gagner des tonnes d'argents, à quoi bon? Juste pour prétendre avoir le pouvoir et un gros compte en banque qu'une vie ne suffira pas à dépenser? ça me dégoutte. On voyait le même carnage au Kénia avec la culture de Haricots pour l'exportation et l'attaque des lacs et cours d'eau... La flore et la faune subiront les conséquences de notre envie de consommer des haricots frais toute l'année!
Si encore c'était bon pour le corps!!!
Merci de cette info!
Marie-lore
commentaire n° : 9 posté par : Marie-Lore (site web) le: 13/05/2008 17:04:04
Merci pour tes conseils bonne soirée!
commentaire n° : 10 posté par : Fancri (site web) le: 13/05/2008 19:59:48
récemment au marché, j'ai acheté des fraises portugaises, qui parait il sont meilleures que les espagnoles.
Info ou Intox ?
commentaire n° : 11 posté par : Kty (site web) le: 13/05/2008 20:49:32
y'a pas une pétition à signer par hasard... parce-qu'en ce moment je n'arrête pas...
tout à fait le genre de truc qui m'agace!!!

et il y a belle lurette que je boycotte les fraises, les fruits et les légumes hors saison et venant d'ailleurs...
marie.
commentaire n° : 12 posté par : marie (site web) le: 13/05/2008 21:04:10
J'ai aussi eu connaissance de cet article. De mon côté, je me contente d'attendre patiemment les fraises qui poussent dans mon jardin.

bises.
commentaire n° : 13 posté par : genfi (site web) le: 13/05/2008 22:21:26
Le même phénomène existe aussi au Québec. On importe la fraise de Californie en plein hiver et on le fait même en été. La Californienne voisine la Québécoise au supermarché et, comme elle est moins chère, les gens ne regardent pas d'où elle vient et préfère acheter une fraise pas mangeable parce qu'elle est moins chère. Et pendant ce temps, nos producteurs crèvent de faim. Cherchez l'erreur...
commentaire n° : 14 posté par : Miss Diane (site web) le: 14/05/2008 04:28:57
Pas de panique! Nous boufferons les fraises par la racine mais la nature se vengera bien un jour, elle est bien plus forte que nous! Amitiés.
commentaire n° : 15 posté par : Papa de Lili (site web) le: 14/05/2008 21:40:25
J'ai aussi eu connaissance de cet article. C'est dégueu...........et bien triste.
Bonne journée.
commentaire n° : 16 posté par : JACK (site web) le: 15/05/2008 07:52:22
Grosses bises de Perpignan!
BOnne journée Christian!
Deborah
commentaire n° : 17 posté par : Deborah (site web) le: 15/05/2008 09:37:51
Nous allons en manger ce midi, 250 grammes de gariguettes !!
commentaire n° : 18 posté par : patriarch (site web) le: 15/05/2008 09:45:59
c'est un monde de dingues. On dépense des sous pour manger des trucs immondes, venu du l'autre bout du monde tandis qu'on pourrait tranquillement attendre un petit peu, pour manger des fraises qui ont le gout des fraises!
commentaire n° : 19 posté par : esther (site web) le: 15/05/2008 10:01:11
Merci d'avoir laissé un commentaire sur le billet du pillage des thons rouges. A ta question posée sur le blog d'Esther, je peux te dire que tous les thons sont pollués au mercure et la dose est élevée. Mais les services vétérinaires laissent faire...
Concernant tes fraises : J'ai travaillé en Grande Distribution. Nous faisions venir les fraises d'Espagne, d'AFrique du sud, du Chili et même d'Argentine, afin d'en avoir toute l'année. Ces fraises étaient ramassées avant maturité afin qu'elles puissent supporter le voyage. Aussi, dès qu'elles arrivaient en chambre froide, elles étaient pulvérisées avec un aromate fraise, mis à côté de pommes bien mûres, afin qu'elles murissent plus vite, puis misent en rayon. Là, une personne devaient toutes les 2 h passer l'aérosol d'aromate fraise sur ces dernières afin que cette odeur attire le client.
Dire que cette aromate fait partie des ingrédients de la classe E, qui sont cancérigènes.
Dommage qu'il y ait toujours des clients trop con pour les acheter.
Bernie
commentaire n° : 20 posté par : Bernie du Scribe (site web) le: 15/05/2008 18:38:02
salut ,

les fraises elles cher , le les achete en glace pour avoir le gout et cela est - cher ....lol

j'espere que tu vas bien

a bientot michel
commentaire n° : 21 posté par : michel (site web) le: 15/05/2008 18:39:23
C'est bien que les gens sachennt..... A Marseille, j'attendais l'arrivée des "gariguettes". Ici, je consomme local et ne m'en porte pas plus mal. Il faut que les gens se réveillent.....Cordialement.
commentaire n° : 22 posté par : Martine de l'Ile de la Réunion (site web) le: 15/05/2008 22:13:45
Bonsoir,
Merci pour votre article qui dénonce ce commerce révoltant des fraises inodores qui véhiculent un parfum de scandale !

Au plaisir de vous lire

evelynej
"Scribouille et peinturlure"
commentaire n° : 23 posté par : Jarry (site web) le: 15/05/2008 22:36:44
Je viens de lui dire à mon homme que tu taquinais les loup en pyjama !!! Il m'a dit que c'était pas sérieux, mais bon, j'ai bien vu qu'il bavait de jalousie !!! Bises.
On part lundi matin à l'aube, donc 15 jours sans commentaires, mais j'ai mis des articles ! Bises
commentaire n° : 24 posté par : CATALANE (site web) le: 17/05/2008 07:29:47
Comme quoi j'ai bien fait d'acheter des goldens et des bananes hier aux courses moi ! Il faut dire qu'à part quelques garriguettes, la fraise n'a pas très bonne presse à l'antre (problème d'allergie pour certains membres de la tribu, et goût mitigé pour ce fruit des autres, ça calme à l'achat hé, hé)
Bises Christian et ravie de te servir de "vitamine" hé, hé...
commentaire n° : 25 posté par : sieglind la dragonne (site web) le: 17/05/2008 08:49:09
Bon samedi!!!!
J'ai croqué la première fraise du jardin!
commentaire n° : 26 posté par : Fancri (site web) le: 17/05/2008 09:35:28
BON W.E. de la part de toute la petite famille marseillaise-bordelaise .

Gros bisous de mamiekéké , cricri d' amour , Sabine et DIMITRI ton petit copain.
commentaire n° : 27 posté par : christian et renee (site web) le: 17/05/2008 11:12:57
ça fait froid dans le dos.
mais pourquoi les gens veulent toujours avoir une saison d'avance ?

On mange les fruits de saison, point barre.

En plus, c'est vrai qu'elles ne sont pas bonnes, alors si personne n'en achetait, on ne détruirait pas notre belle Andalousie. m
Mais ça est un deuxième problème. La mondialisation et le profit qui va avec ont fait et feront encore bien des dégâts.

Tu as déménagé. Dis donc, belle vue sur la belle bleue. Tu es parti d'Istres ? Où es-tu maintenant ? On est très curieux.
Mais tue en a de la chance de contempler en permanence cette grande bleue. elle nous manque tellement.

Gros bisous de week end de Lucie et des cybermamys
commentaire n° : 28 posté par : lucie (site web) le: 17/05/2008 14:54:57
Heureusement j'en ai dans mon jardin et je n'en mange que très peu venant des supermarchés. Merci pour ce reportage très explicite. Bon week end.
commentaire n° : 29 posté par : elisabeth (site web) le: 17/05/2008 22:54:26
Bonne semaine !!!
commentaire n° : 30 posté par : Fancri (site web) le: 18/05/2008 22:10:37
.Article intéressant mais inquiétant, je cois que je n'achèterai plus de fraises espagnoles.
commentaire n° : 31 posté par : Alicia (site web) le: 20/05/2008 09:29:18
J'avais reçu cet article par mail..Merci de le partager à tous. De mon coté je vais attendre sagement les fraises de mon jardin. Devine mon dessert préférer ?? Une grosse fraise au soleil, que je mange telle que..Elle a encore le gout de soleil, juteuse à point. Je te jure j'ai l'impression de communier intensement avec la nature à ce moment. Et chaque fois, je remercie la Vie de tous ses petits cadeaux, si chaud à mon coeur !!
commentaire n° : 32 posté par : Raksha (site web) le: 23/05/2008 08:37:55
Bigre ! Ca fait froid dans le dos....
Mais que fait donc la justice ???

Ah oui, c'est vrai... elle est trop occupée à condamner les vendeurs de semences anciennes comme Kokopelli...
commentaire n° : 33 posté par : David (site web) le: 24/05/2008 13:25:17
Conscients de tous ces problèmes et de leur impacts...On essaie chez nous de consommer le plus possible bio local!
commentaire n° : 34 posté par : l'eternelle optimiste (site web) le: 03/06/2008 10:05:06

Troç de vida, Tranches de vie

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